« A normal procedure in a busy aiport »

petit temple hindou dans Pondichéry

Nous sommes bien arrivés à Pondichéry !

Les 25 heures de trajet depuis Paris ont paru les plus longues de notre vie, donnant cours à un voyage sans encombres, ou presque. Le premier avion nous a conduit jusqu'à Delhi, où une première escale nous a formé à l'heure indienne. Le départ pour Chennai, ville du Sud proche de Pondi, prend un peu de retard, mais rien d'alarmant jusqu'ici. L'atterrissage à Chennai est difficile, le pilote a redressé l'avion juste avant de se poser, « a normal procedure in a busy airport », nous explique-t-il. Nous posons enfin pied dans le terminal sur-climatisé de Chennai, ce qui n'est pas désagréable. Les valises défilent sur le tapis roulant, alors qu'un groupe s'attroupe autour du comptoir des réclamations. Baptiste et Jules récupère leurs sacs, Martin attend le sien. Il attend encore un peu. Il attend mais commence à se douter de quelque chose. Voilà, plus de valises sur le tapis, qui s'arrête net avec l'espoir de trouver son sac. Il se met timidement dans la queue autour du comptoir et apprend que 30 bagages manquent à l'appel. Jean-Pierre, français d'origine indienne, l'aide à remplir le formulaire de réclamation. Devant nous, un monsieur connaît la procédure, c'est déjà arrivé : « a normal procedure in a busy airport » ?

Avec l'assurance que le bagage manquant sera livré à notre appartement de location, nous nous mettons en quête d'un taxi. L'Inde nous accueille chaleureusement, par ses 38 °C et par l'amabilité de ses habitants. Kalyani et son mari Venkataraman nous aident à trouver un taxi, nous recommandent auprès de la meilleure compagnie et nous voilà sur la route de Pondi. Il est déjà 20 heures, et pas moins de 3 heures de route nous attendent. Et quelle route ! La nuit est déjà tombée depuis un moment sur Chennai, mais des éclairs géants ne cessent de nous révéler ses contours. C'est aussi pour nous l'occasion de découvrir la conduite indienne, avec une utilisation du klaxon qui ferait passer les algériens après un match pour de timides fêtards. La route est avalée par le taxi, doublant tout véhicule tantôt par la droite, tantôt par la gauche, frôlant piétons et vaches sans hésitation aucune. Nos yeux se braquent sur la route, scène continuelle d'un danger mortel. Mais il faut s'en remettre à notre chauffeur, qui nous conduit jusqu'au 5, rue Sainte Thérèse. La rue est baptisée en français, comme toutes celles qui constituent le quartier français ou Heritage Town. A 23 heures, nous posons enfin nos bagages dans l'appartement.

Guidés par la faim, nous sortons sous une pluie fine pour trouver à manger. A cette heure ne sont ouverts que les vendeurs de rue. Nous nous résolvons à prendre un Fried Rice with Vegetables à déguster avec un verre de Smecta : non que la nourriture de rue porte forcément des maladies, mais plus sûr pour notre système digestif européen habitué au sucré plus qu'au pimenté. Juste avant de se coucher, une pluie torrentielle emplit d'eau la rue du Petit Canal que nous voyons de notre fenêtre, aperçu de la force des moussons. Ouf, nous sommes au sec.

Nous n'avons pas vu le lundi matin, ou presque, nous profitons de la clim pour dormir un bon coup. Par tranche de 30 minutes, nous découvrons le quartier de jour. Très vivant et très vivifiant pour les narines, il révèle une quantité impressionnante de cabinets médicaux et de pharmacies, d'épiceries et d'étales. Ce n'est pas tellement la chaleur qui nous accable, mais plus la lourdeur qui pèse sur nos épaules. On nous apprend que l'air est frais grâce à la pluie de la veille. En fin d'après-midi, nous rencontrons Ajit et Selvi Sarkar, les fondateurs de l'école. Mardi, nous visiterons l'école avec Ajit, et mercredi commenceront nos journées de cours : le matin avec les enfants en crèche et en maternelle, l'après-midi avec les primaires et la première classe de sixième, ouverte en juin dernier.

Lundi soir, un restaurant végétarien est le lieu d'une première rencontre francophone : Vladlen, jeune traducteur franco-russe installé depuis quelques mois non loin de Pondi nous donne quelques bonnes adresses et nous conseille sur nos futures visites.

Au final, le voyage s'est plutôt bien passé. Nous sommes bien installés et bien accueillis, en pleine forme.

Vous pourrez bientôt nous contacter sur un numéro local. En attendant, n'hésitez pas à laisser un commentaire pour nous faire signe. Vous pouvez aussi nous envoyer un message personnel dans la section Nous contacter (accès depuis le menu en haut de page).

Des photos arriveront bientôt !

Merci de nous lire :)

L'équipe des Aînés

Dernière minute : mon sac a été livré !! (Martin) Nous appeler : 0091 9629614711

5 Comments

merci de vos nouvelles, bravo

merci de vos nouvelles, bravo a Air India pour la précision du rattrapage.
Attention aux vegetables pris dans la rue.
Et je me demandais si vous aviez l'intention de pratiquer le yoga , surtout les "salutations au soleil" le matin.
bonne continuation

Ajouter un commentaire

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.