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Les transports

Les transports en Inde

Notre semaine se déroule tranquillement, à l'image des deux précédentes, et au lieu de vous redire que nous sommes très heureux, bien installés, en bonne santé, professeurs étrennés, visiteurs émerveillés... voyons ensemble comment on voyage en Inde. De ce qu'on a pu observer c'est une des grandes différences culturelles, qui se voit d'ailleurs à l'échelle d'un continent, entre l'Europe et l'Asie.

Sans roues

Il y a bien sûr un grand nombres de piétons dans les rues, mais également sur les grandes routes. De jour comme de nuit, des piétons se faufilent entre les motos garées et les voitures klaxonnant pour prévenir leur proximité. On peut facilement deviner que certains ont beaucoup marché, avec ou sans chaussures. Bien entendu, nous avons aperçu l'immanquable port sur la tête : de gros fagots, de petites sacs de riz, de la vaisselle en plastique... En ville, les trottoirs ne sont quasi pas empruntés par les piétons, et sont en fait des caniveaux plus ou moins couverts. Nous avons pris l'habitude de marcher sur le bord de la route, subissant les klaxons pas réprobateurs mais attentionnés : le véhicule ne cède rien au piéton, mais le prévient au moins gentiment quand il le dépasse.

Avec roues mais sans moteur

Il y a quelques vélos qui circulent, pour preuve la centaine d'entre eux garés devant un lycée voisin de notre logement. Une fois de plus, on peut deviner facilement qu'ils ont beaucoup roulé, et que le standard de vieillerie n'est pas le même qu'en France. Des marchands ambulants possèdent une version bien a eux, avec un grand plateau à l'arrière. Le soir, on peut voir que c'est aussi leur lit. On a pu voir certaines fantaisies dans les vélos, des fantaisies utilitaires : des paniers, des plateaux, des cagettes...
Avec roues et sans moteur, il y a aussi les véhicules à traction animale. De gros bœufs aux cornes peintes de couleurs chaudes font rouler leurs omoplates saillantes, très saillantes, au gré du bitume souvent inégal. Ce sont apparemment à des paysans qu'appartiennent ces attelages, du moins ceux que nous avons vu.

Avec une roue

Nan, ça on a pas vu encore.

Avec deux roues et moteur

Les motards sont des piétons que l'on aurait déposés sur une moto : sans casque ni aucune forme de protection, ils zigzaguent entre les bus et les voitures, ils usent du klaxon à chaque intersection, parfois sans même ralentir. Sans aller vérifier les statistiques, je crois que l'on peut dire que les deux roues sont le moyen de transport le plus commun en Inde. Sur les grandes routes comme celle que le bus qui nous emmène à l'école emprunte, les motos peuvent rouler sur le bord de la chaussée. Il y a des lignes blanches délimitant les voies, mais le goudron va bien au-delà. Heureusement, parce qu'il arrive souvent qu'une voiture ou qu'un bus doive éviter son opposant : tout le monde double n'importe quand, même dans les virages ou les sections sans visibilité. Tu fermes les yeux et ça passe. Les scooters sont nombreux en ville, et il est apparemment très facile d'en louer, mais il faut alors se risquer à la conduite indienne... sans nous, donc.

Avec trois roues

La ville est envahie de petits véhicules bizarres et jaunes. Appelés rickshaw, ils sont conduits par des êtres en habit vert-marron en quête de passagers. Leur chasse dure toute la journée, chaque passant est questionné sur ses désirs de transport, surtout quatre jeunes européens repérés rue Sainte-Thérèse. Le tout est très coordonné même s'il n'en a pas l'air (ce qui est presque une vérité générale en Inde), il y a une organisation par quartier et une hiérarchie à respecter. On conclut un prix, puis un chauffeur vous est affrété. Mais la concurrence est rude, les tempos ont notre préférence.
Les tempos sont des trois roues avec volant (et klaxon, bien entendu), et ont une capacité plus grande que les rickshaw. Ils ont un trajet défini, contrairement à leur concurrent, et se partagent. Mais le prix est bien moindre, et surtout il est fixé. Chaque matin nous montons dans un tempo ; les femmes et les hommes ont des banquettes réservés, on peut tenir à huit ou neuf mais parfois il faut rester debout. C'est ausi dans les tempos que nous avons repéré une habitude de vie impossible en France : les passagers qui n'ont pas de monnaie récupèrent le paiement des autres et payent avec leurs billets. De même, les billets et les pièces circulent entre les mains en totale confiance.

Avec quatre roues et plus

Les bus sont les rois de la route, ce qui paraît évident puisqu'ils ont les plus gros klaxons. Et pas qu'un, au moins deux ou trois d'une hauteur différente. Une pensée émue pour leur conducteur, qui d'après nous sont tous sourds. Pour choisir son bus, il faut demander au contrôleur la destination, puis escalader les trois marches immenses qui mènent à l'intérieur. Le voyage se déroule presque toujours en musique ! Les bus sont souvent très bien équipés et passent des tubes bollywoodiens, nouveaux et anciens : nous avons fait de très bonnes découvertes.
Les voitures ne sont pas en reste et se propulsent pour doubler les bus dès que possible et même quand c'est presque impossible. Nous avons aussi croisés des voitures écoles. C'était improbable mais oui, il y a bien un examen pour obtenir son permis de conduire indien.
Les camions sont souvent décorés à l'arrière, par exemple un visage sur un réservoir, des fleurs sur les gardes boue, etc. Une jolie écriture mentionne « Sound Horn » (Klaxonnez) sur chacun. Une information superflue ?

Merci de nous lire :)

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