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« Peut-on rêver meilleures conditions de travail ? »

Nous avons fait en quelques jours des rencontres fabuleuses et un constat : l'air indien est chargé de bonne humeur !

Mardi matin, Ajit nous présentait Théo, volontaire à l'école depuis presque un mois. Très sympathique et dynamique, il partage tous ses conseils. Pour ces trois premiers jours, il s'est prêté au jeu du guide à Pondi, et nous a présenté les classes à l'école Vellai Thamarai. Les enfants sont très dynamiques, même à trois nous avons à peine assez d'énergie pour contenter leur soif d'apprendre. La journée commence par les plus petits, crèche et maternelle. Le contact se fait au travers des jouets, des jeux et des chansons, des sourires et parfois des pleurs. On peut déjà leur soutirer quelques phrases en français : Comment vas-tu ? Je vais bien ! (Il faudrait mettre une bonne louche de points d'exclamations pour représenter fidèlement leur motivation !).

Un repas nous est offert le midi, c'est l'occasion de discuter avec les professeurs de sport, mathématiques et anglais. C'est aussi un moment très culturel, où ces messieurs nous apprennent les coutumes de la table indienne. Chacun de nous s'applique, et fait des efforts pour comprendre et être compris en anglais. Même si nous partions avec des bases scolaires solides en anglais, il faut bien avouer que l'anglais des Tamouls ne se maîtrise pas en un jour.
La journée se poursuit avec les primaires, nous avons 4 créneaux de 40 minutes chacun. Les cours prennent différentes forment selon l'emploi du temps : travaux manuels, dessins, ou cours plus studieux, toujours en français. Pour les plus jeunes, la maîtresse traduit parfois les consignes. Le principal est de mettre de l'interaction, ici pas de COD ou d'épithète : les enfants adorent se mettre en scène, et ne se font pas prier pour participer.

Mardi soir, Théo nous propose de le rejoindre au bar L'E-space. Particularité : il ne comprend qu'un premier étage, le rez-de-chaussée est occupé par un restaurant sans lien avec le bar. Monter l'escalier pour déguster des jus frais a vraiment été un plaisir, d'autant plus quand le vent s'est levé, porteur de la fraîcheur de Pondi. Le tenant du bar a habité en France, et même plus longtemps qu'aucun d'entre nous. Il nous accompagne un bon moment, le temps de distiller ses conseils de visite : il compte sur nous pour lui faire des photos de Gingee, où les bords d'une rivière abritent un site quasi préhistorique, à l'air libre ! Il nous parle aussi de coutumes, et nous commençons à apprendre le Tamoul. Grâce à un petit guide de conversation trouvé à la librairie de Pondichéry, nous faisons des progrès chaque jour.

Dès mercredi, nous commençons à animer les cours. Baptiste s'est choisi une voie de spécialiste : il enseigne les sciences aux plus grands, suivant le programme du Gouvernement Indien. Jules, Théo et Martin animent les cours de français. Au début, Théo nous montre, puis nous prenons de plus en plus d'initiatives. Le contact est évident, et c'est avec beaucoup de plaisir que nous chantons Frère Jacques, Alouette, Les petits poissons, etc. (Assez pour nous les coincer dans la tête !). La journée passe très vite, Selvi nous propose de prendre le bateau de l'école pour rejoindre la plage avec les stagiaires (de yoga et de danse). Notre retour en barque nous laisse apercevoir l'école dans le coucher de soleil, soulignant la force et la beauté du projet. « Peut-on rêver meilleures conditions de travail ? » , comme disait Théo.

Le jeudi nous rencontrons trois nouvelles classes de primaires. En travaillant sur les directions, nous leur proposons un jeu qu'ils ont beaucoup apprécié. Le but est de retrouver un objet (une trousse, une boîte) posé quelque part dans la classe. Le premier participant a les yeux sommairement bandés, le second doit le guider avec les mots nouvellement appris : devant, derrière, à droite, à gauche, etc. Quand le guide ne sait plus, les autres se font un plaisir de hurler la direction. Tout le monde rit beaucoup ! Les classes indiennes ressemblent en fait à toute autre : il y a les petits clowns, les bons élèves, les meilleures copains copines et très peu d'animosité.

Le jeudi, c'est francophonie. Enfin le jeudi soir, parce que de nombreux français se retrouvent dans un petit bar, sur le toit bien aéré d'un immeuble. L'ambiance est super : tout le monde rencontre tout le monde, les liens se font très rapidement. Le français est un incubateur de rencontre, différence que nous partageons en Inde. Nous y retrouvons Vladlen, qui nous présente sa voisine, qui est indienne et travaille pour Oxfam : elle milite pour les droits des femmes. Un groupe de collègues à Pondichéry nous invitent à poursuivre la soirée sur la plage, nous promettons de les suivre la prochaine fois.

Encore de belles rencontres en si peu de temps, et encore d'autres à venir... La bonne humeur nous gagne !

Merci de nous lire :)

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